Alice

de Jan Svankmajer

Neco z Alenky -
Tchécoslovaquie, 1987, vf, prises de vues réelles et animation,1h24’. Avec Kristina Kohoutova.

Enfant solitaire, Alice vit une aventure intérieure. Son imaginaire l’entraîne loin de sa chambre et de ses objets familiers. Bientôt, la frontière entre rêve et réalité s’estompe : son lapin empaillé n’a-t-il pas frémi ? Et Alice de se lancer à sa poursuite.

Après avoir traversé le tiroir récalcitrant d’une table, elle pénètre dans l’univers extravagant du lapin blanc. Elle y affronte pêle-mêle des interdits si tentants, la Mer de larmes, le Chapelier fou, le Lièvre de Mars… Et finit par être jugée par un roi et une reine de carton-pâte ! Va-t’on pouvoir rouvrir les yeux ? Pas sûr, le rêve est ensorcellement.

Jan Svankmajer signe ici la plus surprenante des adaptations de Lewis Carroll. Les images ciselées par le maître pragois de l’animation, nous révèlent un pays des merveilles étrange et inédit. Jan Svankmajer est l’un des cinéastes d’animation les plus importants de l’histoire du cinéma. La vision novatrice de cet artiste tchèque aux multiples talents, membre du groupe surréaliste de Prague, repousse les limites de notre imagination. Avec un formidable brio technique, il nous soumet une perception onirique et fantastique du monde qui provoque chez le spectateur une jubilation sans égale.

À noter que nous présentons au sein de l’exposition d’affiches de cinéma tchèques trois affiches originales d’Alice signées d’Eva Svankmajer, épouse du réalisateur, et directrice artistique du film.

Un remarquable catalogue retraçant l’œuvre des Svankmajer, contenant des textes de Pascal Vimenet entre autres, a été publié par les Éditions de l’œil.


Dès 6 ans
Samedi 13 décembre à 16h, dimanche 14 à 10h30 & mardi 16 à 20h aux Variétés

Précédé, uniquement le 16 décembre, de :


Jabberwocky

de Jan Svankmajer

Zvahlav aneb Saticky Slameného Huberta
Tchécoslovaquie, 1971, 13’

Variations visuelles sur le poème, non-sense s’il en est, de Lewis Carroll issu de son récit De l’autre coté du miroir et ce qu’Alice y trouva.

Le poème est inséré dans le premier chapitre de l’ouvrage, où une glace est nécessaire à Alice pour parvenir à le lire, car il est imprimé à l’envers :

Twas brillig, and the slithy toves
Did gyre and gimble in the wabe ;
All mimsy were the borogoves,
And the mome raths outgrabe.
(...)