Carte blanche à la Cinémathèque française

Sous un jour nouveau

Le cinéma est cet art par lequel le lointain se fait proche, et le familier étrange. Quand il est vu pour la première fois par l’œil d’une caméra, ou encore de manière insolite, la nuit, à la dérobée, le monde redevient visible, et surprenant. Un petit dérèglement suffit parfois pour que l’on perde ses repères.
Inspirée du livre « Mais où je suis ? » (éd.Cinémathèque française/Actes Sud junior) cette séance propose une balade cinématographique à travers le temps, entre documentaire, rêverie poétique, suspense…

En écho aux programmations de films et aux ateliers d’initiation au cinéma imaginés par son service pédagogique, la Cinémathèque française s’est associée à Actes sud junior pour proposer une nouvelle collection de livres sur le cinéma, à l’intention des jeunes cinéphiles, enfants et adolescents. Cette collection « Atelier Cinéma » sera présentée en amont de la séance « Sous un jour nouveau », et fera l’objet d’une rencontre avec médiateurs et enseignants, le 7 décembre.

Dès 6 ans.


Vues Lumière

Filmées à travers le monde par les premiers opérateurs /autour de 1900/ environ 12’.

Les rives du Nil, le pont de Brooklyn, le Vésuve ou même Aix-les-Bains sous la neige : filmés pour la première fois, tous les paysages, lointains ou proches, étonnent et émerveillent les premiers spectateurs… tout comme ceux d’aujourd’hui.


La Première nuit

de Georges Franju

France, 1957, 20’. Avec Pierre Devis, Lisbeth Persson. Musique Georges Delerue.

Quand c’est un chauffeur qui vous conduit à l’école, on rêve de pouvoir prendre le métro, comme les autres enfants. Et pourquoi pas s’y laisser enfermer, la nuit, à la découverte d’un monde souterrain en pleine métamorphose ?


Au Bord du lac

de Pierre Bokanowski

France, 1994, 6’. Musique de Michèle Bokanowski (contrebasse : Joëlle Léandre).

Ce que nous voyons “ au bord du lac ”, c’est ce que nous aurions tous pu filmer en nous promenant, un dimanche ensoleillé, dans un parc, près d’un bois, au bord d’une rivière : des canotiers, une partie de ballon, des cyclistes, des enfants sur la pelouse, des cavaliers… Mais ces activités familières, agréables, ludiques, filmées avec simplicité, sont transmuées par déformation optique (grâce aussi à la musique et aux boucles du montage) en un spectacle étrange. Des formes colorées se diluent, se dispersent en gouttelettes, se compriment ou s’étirent, se détendent comme des ressorts. Il n’y a pas d’histoire au sens où on l’entend habituellement, mais une dynamique d’hybridation (du cinéma et de l’effet de peinture, du quotidien et du fantastique) riche en suspense et en rebondissements.


Rentrée des classes

de Jacques Rozier

France, 1955, 24’. Avec René Boglio, Marius Sumian et les enfants du village de Correns. Musique Darius Milhaud.

La campagne quand on est en vacances, on connaît. Mais que deviennent les champs et la rivière quand on est à l’école ? Pour le savoir, rien de mieux que l’école buissonnière. Le premier film réalisé par Jacques Rozier.