7 - 29 décembre 2013

Fanette Mellier & Emmanuel Van der Meulen

Spaceland

Studio Fotokino
33 allées Léon Gambetta
13001 Marseille

Vernissage le samedi 7 décembre à 11h

Exposition du mercredi au dimanche
de 14h à 18h30

Coproduction Marseille-Provence 2013

Dernier volet du cycle de programmation 2013 au Studio Fotokino, le regard dans la lune, avec une exposition mêlant graphisme et peinture. — D’abord, partons d’un lieu bien défini : la Villa Médicis, à Rome. Entre avril 2012 et mars 2013, Fanette Mellier, graphiste, en est pensionnaire. Elle y développe une recherche mettant en relation l’objet imprimé et la représentation du cosmos à partir, notamment, de l’Astronomicon, poème écrit par Marcus Manilius, astronome et astrologue de la Rome antique. Durant l’année, elle collabore avec Emmanuel Van der Meulen, peintre également pensionnaire de la Villa, autour de Cosmica Sidera, un projet commun qui trouve au Studio son prolongement.

Ensuite, plongeons-nous dans le vide : Spaceland. Un lieu infini – l’espace, le ciel –, habité tantôt par la lumière, tantôt par l’obscurité, mais qui toujours scintille des mille lucioles qui parviennent jusqu’à notre regard. Un lieu irrémédiablement mystérieux dans lequel nous flottons, légèrement anxieux. Un parfait terrain de jeu pour l’imagination et le rêve.

Ce Spaceland est le point de départ de l’exposition, il réunit les langages plastiques de Fanette Mellier et Emmanuel Van der Meulen autour de sujets tout d’abord poétiques : l’infini, le temps, le vide, la nuit… Mais cet espace indéfini engage également leur démarche respective dans une réflexion liée à leurs outils de travail, la toile, le papier, les pigments. Quelle est la surface du ciel, sa matière ? Sa lumière, ses couleurs, sa profondeur, sa transparence ? Et au-delà de toute volonté de représentation, l’exposition peut se transformer en pure expérience sensible et visuelle pour le visiteur, confronté à des supports jouant des oppositions et des complémentarités formelles (le rectangle de l’affiche ou de la toile et le cercle), matérielles (l’encre, la peinture) et chromatiques. Le cosmos devient alors le lieu d’un dialogue entre les moyens techniques du graphisme et de la peinture, et l’immatérialité de la perception du regardeur.

Diplômée en 2000 de l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, Fanette Mellier s’installe comme graphiste indépendante en 2005. Son travail s’articule, avec une porosité certaine, entre projets de commande et de recherche, autour de la question de l’objet imprimé.

Né en 1972, Emmanuel Van der Meulen intègre l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1995. Depuis 2004, sa démarche se caractérise par une abstraction radicale fondée sur l’idée d’une peinture « non subjective ». Il utilise des formes simples, des géométries de deux ou trois couleurs qui se déclinent sur toile ou sur papier. « Mon travail de peinture a toujours eu simultanément deux objets : il s’agit autant de faire l’expérience visuelle d’un état de la surface peinte et de la vibration colorée qui en émane, que de se situer dans un espace structuré par la peinture, en vue d’instaurer une vacance, dans un flux du temps et le flot des images ».