Comme par magie

Histoires de jouets

Un programme inédit de court-métrages d’animation réalisés par des bricoleurs de génie qui nous proposent trois histoires de jouets qui prennent vie, bien longtemps avant Toy Story.


Dès 5 ans
Mercredi 17 décembre à 14h & dimanche 21 à 10h30 aux Variétés

Avec :


La Révolte des jouets

de Hermina Tyrlova

Tchécoslovaquie, 1946, 15’

Par temps de guerre, mieux vaut ne pas fabriquer de jouets irrévérencieux. M. Hoblik l’apprend à ses dépends. Mais qu’un militaire borné vienne fouiller dans sa boutique, et ce sont tous les jouets qui s’unissent pour le mettre à la porte !

« Le film d’animation est un conte de fées mobile du XXe siècle. Mon objectif est de faire revivre les objets : des jouets, des marionnettes ou des objets quelconques qui entourent les enfants. Je pense que les enfants ressentent le besoin de beauté, du sentiment et surtout de la joie. Et c’est ce que j’essaie de leur procurer par l’intermédiaire de mes films." H.T.


Fétiche Mascotte

de Ladislas Starewitch

France, 1933, 20’

Une larme sur son cœur, et voilà Fétiche le petit chien en peluche qui prend vie. Ému par la tristesse d’une maman, il va tout faire, jusqu’à croiser le diable, pour rapporter une orange à sa petite fille malade.

Ladislas Starewitch est un des pionniers et un maître du cinéma d’animation en trois dimensions. Sa carrière commence en Russie en 1909 et s’achève en France cinquante ans plus tard. Travaillant de façon artisanale, doué d’une technique d’animation de marionnettes unique, Ladislas Strarewitch a créé dans ses films (une centaine de courts et de longs métrages) un univers de poésie, d’humour et d’humanisme.


Rêve de Noël

de Karel Zeman

Vánocní sen - Tchécoslovaquie, 1946, 11’

Définitivement détrônés par les nouveaux arrivés, cruel moment que le soir de Noël pour les vieux jouets ! À moins qu’un rêve plein de magie ne passe par là...

Karel Zeman travaille pendant 6 ans comme dessinateur pour un studio publicitaire de Marseille. Sa première expérience avec le film animé est une publicité pour un potage... À son retour en Tchécoslovaquie il réalise ses premiers films d’animation avec des marionnettes et rencontre le réalisateur Elmar Klos qui lui propose un travail dans son studio d’animation de Zlín. C’est là qu’il rencontre Hermína Týrlová, avec qui il réalise son premier court métrage, Vánocní sen (Rêve de Noël), qui sera primé comme « meilleure animation » au festival de Cannes de 1946. S’en suivront de très nombreux films aux techniques époustouflantes qui lui vaudront le surnom de Méliès Tchèque.