22 septembre - 13 octobre 2012

Mystérioscope

Tout en inventivité, par affinités ou par désir de prendre l’air du temps à contre-pied, de nombreux créateurs font du bricolage un art et des effets spéciaux artisanaux un langage. Ils utilisent l’apesanteur, les angles de vue, le son, le montage ou les effets de lumière pour tromper leur monde, avec les mêmes méthodes que celles utilisées par George Méliès il y a plus de cent ans. Et comme toujours au cinéma, l’essentiel c’est d’y croire !

Mystérioscope présente dans notre espace, sous forme d’installation, une sélection de films récents qui illustre cette tendance, entre rêverie abstraite et animation à rebours d’une dématérialisation grandissante des images. Avec en particulier des films de Max Hattler, Johan Rijpma, Flatform, Sarah Wickens, Thomas Mankowsky... et une installation/projection d’une sélection de films "Système D" réalisés par Éric Bernaud.

Two Bagatelles
de Norman McLaren (Canada, 1952, 2’)

Sorry I’m Late
de Tomas Mankovski (Royaume-Uni, 2007, 3’)

Escamotage d’une dame chez Robert-Houdin
de Georges Méliès France, 1896, 1’

Tape Generations
deJohan Rijpma (Pays-Bas, 2011, 2’39)

What Light trough yonder window breaks
de Sarah Wickens (Royaume-Uni, 2010, 4’)

57600 secondi di notte e luce invisibili
de Flatform (Italie, 2009, 5’)

Aanaatt
de Max Hattler (Royaume-Uni, 2011, 4’45)