3 - 25 août 2013

Paul Cox

Flâneries

Studio Fotokino
33 allées Léon Gambetta
13001 Marseille

Vernissage le samedi 3 août à 11h
suivi d’un atelier et d’une rencontre le dimanche 4 août.

Exposition du mercredi au dimanche
de 14h à 18h30

Coproduction Marseille-Provence 2013

Pour beaucoup, Paul Cox est une figure tutélaire des arts graphiques contemporains, revigorant régulièrement des pans entiers de la discipline. Ses séries d’affiches (pour l’Opéra de Nancy et de Lorraine, le Théâtre Dijon Bourgogne…), ses livres jeunesse ou livres d’artiste, marquent le paysage de la création graphique depuis une vingtaine d’années. Mais si Paul Cox pratique le graphisme, c’est à la manière de Schwitters ou Rodtchenko, expérimentant insatiablement et exécutant des va-et-vient constants avec les autres territoires de l’art. Créateur de décors et de costumes pour la scène, essentiellement avec le chorégraphe Benjamin Millepied (Casse-Noisette, Petrouchka…), il est aussi l’auteur de nombreuses installations interactives, du mémorable Jeu de Construction (Centre Pompidou, 2005), à la toute récente Plans (Frac Bourgogne, 2013), en passant par une Exposition à faire soi-même (Centquatre, 2008).

Art sous-jacent dans tous les arts qu’il arpente, la peinture redevient depuis quelques années sa préoccupation première. Graphisme, illustration, volume, livre, installations, scénographie... toutes ces activités reposent sur les bases qu’il explore quotidiennement en peinture et en dessin : proportions, angles, précision, valeurs, couleurs, méthode, etc.

Le paysage, celui de la région de Marseille en particulier, constitue un réservoir inépuisable de formes pour son travail. Il concentre ses préoccupations esthétiques et sensibles, mais devient aussi le sujet d’une forme d’exercice d’apprentissage qui nourrit l’ensemble de son œuvre.

La flânerie qu’il nous propose ici est donc le luxe qu’il s’accorde lui-même chaque jour, disposition nécessaire pour parvenir à toucher le cœur de sa pratique. On pourrait ainsi reprendre à son propos les mots de Brancusi : « Faire des belles choses n’est rien, ce qui est difficile, c’est de se mettre dans l’état de faire des belles choses. »